En vidéo : Les feux de forêt sont de plus en plus fréquents dans le sud du Québec. Les pompiers forestiers doivent adapter leur stratégie durant les mois de juillet et août, en raison des conditions climatiques estivales. Explications de Marie-Louise Harvey, porte-parole de la SOPFEU.
Le temps sec qui perdure est à l’origine de plusieurs nouveaux incendies dans le sud de la province, à l’heure où les risques sont extrêmes dans de nombreux secteurs. En fin d’après-midi vendredi, la SOPFEU rapportait près d’une vingtaine de feux.
Les sites de camping et les parcs nationaux sont très vulnérables étant donné qu’ils sont très fréquentés par les vacanciers.
« Les secteurs qui sont extrêmes présentement, ce sont des endroits où les gens vont en vacances et qui sont les plus peuplés. C’est pourquoi la SOPFEU est sur un pied d’alerte », explique Marie-Louise Harvey, porte-parole de la SOPFEU.
Plusieurs petits incendies
Le nombre d’incendies depuis le début de la saison s’élève désormais à 442, alors que la moyenne des 10 dernières est de 391 incendies. En contrepartie, les flammes ont détruit un peu plus de 36 000 hectares, soit près de 77 000 hectares de moins que la moyenne.
Les feux sont souvent plus petits à cette période-ci de l’année, mais ils sont plus difficiles à maîtriser.
« En juillet, nous avons une présence d’humidité que nous n’avons pas en mai et juin. Les incendies seront donc plus difficiles à éteindre, car ce sont les couches en profondeur du sol qui vont brûler. Il faudra donc creuser pour réussir à éteindre la dernière étincelle », ajoute Mme Harvey.
À l'heure actuelle, aucune interdiction de faire des feux à ciel ouvert est en vigueur, mais une extrême prudence est de mise. Dans plusieurs cas d’incendies, les feux de camp mal éteints sont en cause.