En vidéo : explications de la situation des cours d'eau avec Pierre Corbin, d’Hydro-Météo.
« Déjà, certains cours d’eau rapportent des niveaux qui sont près ou légèrement en dessous des minimums historiques. Pour les prochains jours, ces niveaux d’eau là continueront à baisser faute de pluie », confirme Pierre Corbin, directeur des opérations pour Hydro-Météo.
Si cette tendance se maintient, certains cours d’eau termineront la saison estivale sous les seuils minimums historiques à la fin du mois d’août. Par ailleurs, les effets des faibles niveaux d’eau commencent à se faire sentir sur le fleuve Saint-Laurent.
« Le calcul est simple : si l’apport d’eau (précipitations) ne change pas entre les Grands Lacs, le secteur de l’Abitibi et la vallée de l’Outaouais, c’est évident que le niveau du fleuve va continuer à baisser et rattraper des minimums historiques », ajoute M. Corbin.
Chaleur et manque de précipitations
Les cours d’eau souffraient déjà d’un hiver durant lequel il est tombé peu de neige, et les précipitations du printemps n’ont pas permis de rattraper ce retard.
« Si on se rappelle le dernier hiver, nous n’avons pas eu vraiment de neige, ce qui a fait en sorte que nous n’avons pas eu de grosse crue printanière. Et les niveaux d’eau sont restés relativement bas, et ce, sur l’ensemble des cours d’eau, surtout à l’ouest du Québec », explique Pierre Corbin, directeur des opérations pour Hydro-Météo.
Conséquences à prévoir
La situation actuelle risque évidemment de compromettre la navigation dans certains secteurs, tandis que certaines municipalités ont déjà mis en place des mesures afin de restreindre la consommation d'eau potable.
« Il semble que la navigation sur plusieurs cours d’eau est déjà difficile à cause des niveaux d’eau très bas. Ça devrait se propager rapidement sur le fleuve Saint-Laurent si la situation ne change pas. Certaines villes pourraient également statuer sur l’arrose si la situation continue à se détériorer », commente M. Corbin.